Châteauroux : 3ème rencontre des collectifs de la coordination nationale

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Les 2èmes Rencontres internationales du transport gratuit à Châteauroux ont donné l’occasion à la Coordination nationale pour la gratuité des transports publics de se retrouver pour la troisième fois. 

Étaient présents les collectifs de Lyon, Lille, Grenoble, Chambéry, Châteauroux, Metz, Le Mans et Rouen. Deux collectifs étaient invités : Le Pays Thur – Doller (Thur Ecologie & Transports) et une association de Brême (Allemagne).

À l’ordre du jour, une conférence de presse pour le lancement officiel de l’Appel national pour la gratuité des transports publics locaux.

La conférence de presse de la coordination nationale des collectifs dans les médias :

https://www.lanouvellerepublique.fr/chateauroux/a-chateauroux-la-coordination-nationale-des-collectifs-pour-la-gratuite-des-transports-lance-un-appel-national

Autre point à l’ordre du jour la structuration de la coordination nationale :

En 2016 à Grenoble, à la première coordination nationale nous avions décidé des échanges réguliers, l’édition d’une affiche des villes en gratuité, et l’ouverture d’un site internet (reseau-gratuite-transports.org)

En janvier 2019 nous nous étions également retrouvés lors de la réunion Gratuité organisée par Paul Ariès à Lyon. Nous avions alors décidé de tenir cette coordination nationale à Châteauroux et de lancer l’appel national.

Nous avons (surtout le collectif Grenoble) été sollicités pour intervenir dans d’autres villes (Lyon, Toulouse, Chambéry ..) et des collectifs sont en constitution à Lorient, Strasbourg …

La discussion a tourné sur les moyens d’aider à ce qu’existent de nouveaux collectifs,  comment on essaime, on met mieux en commun le matériel élaboré localement.

  • Une formation sur 5 heures en modules, utilisable par exemple dans les formations syndicales a été développé en Isère. Formation ouverte à tout le monde, avec des outils pédagogiques (quizz, questionnaire).
  • faire circuler informations, articles, émissions enregistrées radio par exemple,
  • regrouper la documentation : études, bibliothèques,
  • question du site national, il est important de mettre en place des correspondants dans chaque ville pour animer le site
  • mise en place d’une équipe d’animation pour améliorer la circulation de l’information
  • création de lien avec des groupes dans les villes où existe la gratuité,
  • volonté avoir des liens avec d’autres combats

On sait bien que si elle est très importante, la gratuité ne résout pas tous les problèmes de transports et des débats restent ouverts sur certaines questions, et on cherche à se fixer des objectifs atteignables par nos collectifs.

  • Il y a bien sûr la question du lien entre gratuité et l’efficacité/qualité des transports
  • Celle de la régie publique ou pas, si nous sommes tous attachés à agir pour la transparence, d’où vient l’argent, où il va ?

Il apparaît utile au vu des échanges de mettre en place un chantier collectif sur quelle perspective soutenable de gratuité sur l’ensemble territoire, par exemple avec une journée de travail dans l’année qui vient sur les réponses possibles sur « transport et gratuité en dehors métropoles ». Car les collectifs actuels existent principalement dans les grandes villes, ce qui nécessite un minimum de réflexion sur la métropolisation, en même temps que les transports dans les zones rurales, petites villes qui vivent une désertification des services publics .

Le Collectif chambérien travaille aussi sur d’autres gratuités (eau, etc …)

Suite de l’appel national

  • Il se passe quelque chose sur la question de la gratuité des transports en commun, des débats existent à de multiples niveaux, dans mobilisations climat, dans les organisations et débats politiques, cf audition collectif grenoblois par enquête sénatoriale, mais toujours besoin d’agir sur le sujet pour argumenter, convaincre …
  • Faire passer un message « urgence sociale et écologique », « c’est possible ».
  • Pour l’appel, les responsables nationaux ont été contactés, parfois sans réaction, utile contact élus locaux, discussions locales.
  • Il est essentiel d’articuler actions locales, diffusions de masse vers la population, pourquoi pas radicales, avec l’appel national qui lui ne s’adresse pas au même public, qui donne de l’argumentation pour tous les débats sur le thème « la gratuité c’est possible ».
  • A Roubaix, par exemple est lancée une pétition adressée au maire pour un Référendum sur gratuité
  • A Grenoble l’exemple de diffusions du quizz, avec des réponses lors débat public en ville
  • Il est important de travailler à rendre populaire et arriver à mobiliser plus largement …

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